26 septembre 2007 :: Groupes de travail

Fin des groupes de travail : vrais conflits, faux consensus… le Grenelle tient ses promesses

Par Les écolos au Grenelle

Mercredi 26 septembre, alors que viennent de s’achever les dernières réunions des six groupes de travail et à la veille de la conférence de presse organisée par le ministre Jean-Louis Borloo, les associations membres de l’Alliance pour la planète ont fait le point sur les mesures les plus controversées et dressé un bilan du déroulement de cette première phase du Grenelle de l’environnement.

1/ Alors qu’il y a quelques années les associations écologistes se battaient pour faire reconnaître l’évidence de la crise environnementale, aujourd’hui, les objectifs qu’elles poursuivent semblent s’imposer.
Divine surprise : la plupart des objectifs défendus par les associations écologistes ont été retenus dans les conclusions des groupes de travail ! C’est dire que les associations, fortes de leurs réseaux internationaux, de leurs expériences et leur expertise, sont porteuses de solutions concrètes à la crise écologique, rationnelles tant du point de vue environnemental que du point de vue économique et social. C’est dire aussi que l’ambition qu’elles ont pour le Grenelle, qui se traduit par des objectifs à la hauteur des problèmes, ne peut être ouvertement contestée. En passant d’une logique de co-gestion des politiques publiques et des modes de production entre l’État et les lobbies industriels et corporatistes de l’énergie, des déchets, de l’agriculture, des transports ou de la chimie à une logique de discussion, arguments contre arguments, sur la base de l’intérêt général, le contenu des politiques publiques pourrait fortement évoluer.

2/ Mais quand on aborde la question des moyens concrets à mettre en œuvre, les choses se corsent…
Les consensus sur les objectifs ne signifient pas pour autant que les conflits aient disparu. La remise en cause de rentes et d’intérêts économiques génère encore d’importantes résistances. Sur les pesticides, le nucléaire, le dialogue environnemental, les aides à l’agriculture, les déchets, le principe pollueur-payeur : bien des divergences entre les acteurs demeurent.
En refusant les moratoires sur l’EPR, sur les cultures d’OGM, sur la construction d’incinérateurs et d’autoroutes, certaines parties prenantes – parfois l’État, souvent le Medef et la FNSEA – tentent de maintenir dans les faits nos « monocultures » industrielles et agricoles. Ceux qui prétendent que « tout est possible » promeuvent en réalité un impardonnable statu quo. Entre les OGM et le bio, de nouvelles autoroutes et plus de ferroviaire et de transports en commun, un EPR et des économies d’énergies ou des renouvelables, des incinérateurs et le tri sélectif, la co-gestion des politiques publiques par les lobbies et la démocratie écologique, il va falloir choisir.

3/ Objectif de l’Alliance : que les moyens à mettre en œuvre et les décisions qui seront prises soient à la hauteur des ambitions affichées par tous.
Les consensus sur les objectifs, établis à l’issu des réunions des groupes de travail, resteront de vaines promesses si les moyens et les modalités de mise en œuvre ne sont pas clairement identifiés et validés lors de la phase de négociation, fin octobre. Faute de pouvoir contester les objectifs ambitieux portés par les associations écologistes, la tentation semble forte, pour le Medef et la FNSEA notamment, de faire en sorte qu’ils ne soient assortis d’aucun mesure concrète, d’aucune contrainte réglementaire, d’aucun moyen financier, d’aucun calendrier de mise en œuvre… Pourtant sur ces enjeux que se jouera le Grenelle.

19 commentaires pour “Fin des groupes de travail : vrais conflits, faux consensus… le Grenelle tient ses promesses”

  1. Metallah le blog d’un jeune vert de Limoges » Grenelle de l’environnement : bons objectifs, mauvaises solutions dit :

    […] par tous et même ceux qui ne voulaient pas écoutés les écolos il y a encore quelques années, les associations craignent que les moyens et solutions ne soient pas là. Sur les pesticides, le nucléaire, le dialogue environnemental, les aides à l’agriculture, les […]

  2. jldanneyrolles dit :

    merci à une grenelloblogeuse pour la vidéo de Bourguignon , j’espère qu’elle se diffuse très largement.la lettre deGilles Clément avec Télérama abonnement à lire.Le vent se lève ,c’est vous l’alliance qui sifflerez la fin de la récréation.Gouvernement acculé,Sarkozy surmené qui agace la planète entière à quand la “nuit de Varennes”?
    Borloo joue son avenir plus que celui de la terre.Si ,comme j’ai pu lire “il a du courage c’est lui qui partira “.pour mieux revenir…coquin!

  3. Lara dit :

    Merci aux ecolos de Grenelle : ce Blog est un ballon d’oxygène et une grande source d’espoir !

    Il faut que les pouvoirs publics,les lobbies, les arrivistes politiques prennent conscience du réveil des masses populaires autour des questions environnementales au sens large.
    Merci de parler en notre nom à tous.

    Prendre en main les affaires publiques, la res publica, avec intelligence et efficacité, sans langue de bois, c’est possible. Vous le démontrez ici.
    Proposer des solutions concrètes, envisager lucidement de changer nos habitudes, c’est possible. Mais quelle écoute en face ? A vous lire et vous écouter, il semble qu’on n’en soit qu’au début du chantier…il reste tant à faire.

    Cet élan, ce vent du changement, ne soit pas s’arrêter avec la clôture du Grenelle.
    L’urgence est à nos portes.

    Tenez bon !

  4. terramorsi dit :

    APPEL A LA MARCHE SUR PARIS
    Rassemblement pour le moratoire sur les OGM et reunion debat a paris le 13 Octobre 2007
    A l’appel des associations,organisations,initiateurs de l’appel d’Orleans,une marche nationale pour le moratoire se deroulera de Chartres a Paris du 9 au 13 Octobre
    Au dela de la declaration de Borloo, de principe,et au vu des reactions qu’elle a provoqué chez les cerealiers et a la FNSEA,la mobilisation doit être amplifiée,notamment du 5 au 20,periodes des 17 reunions publiques du Grenelle en region
    C’est pourquoi,point d’orgue de cette marche,les Marcheurs et les nombreux acteurs de la lutte pour la liberté et le droit de produire et consommer sans OGM defileront le samedi 13 Octobre 2007 dans Paris avec les produits de qualité emblematique du modéle d’agriculture qu’ils defendent pour se rassembler vers 13heures avant de tenir une grande reunion publique d’information et de debats
    RETENEZ VOS DATES!!!!!
    SOYONS NOMBEUX LE SAMEDI 13 OCTOBRE A PARIS POUR OBTENIR CE MORATOIRE

    altermonde-sans-frontieres.com

    on precisera dans quelques jours

  5. rageous dit :

    Ou ce peut être votre fond de commerce…les obscurantistes associés!
    Regardez jusqu’au bout, essayez pour une fois d’êtres honnêtes avec vous-même et merci quand même de passer mon post …
    http://video.google.fr/videoplay?docid=-4123082535546754758&hl=fr

  6. tchik dit :

    Pourquoi il n’est pas demandé que les débat des 24,25et 26 Octobre puissent être diffusés en direct (radio, Tv ou internet) par respect d’un minimum de démocratie, halte à la com!!!

  7. Di Girolamo dit :

    Parce que Monsieur il n’existe pas.

  8. Laurent Dingli dit :

    J’ai lu attentivement le document de vingt-cinq pages publié par l’Alliance. Je suis entièrement d’accord sur l’essentiel des points. La question de la condition animale, notamment au sein de l’agriculture industrielle ou de sa représentation au niveau gouvernemental, ne me paraît pas toutefois suffisamment traitée. En ce qui concerne le logement, les exemples européens données dans le texte, ainsi que l’avis des Français, ne concernent que des mesures incitatives, et non pas contraignantes comme le réclame à juste titre l’Alliance (mais ce n’est pas là l’essentiel). Pour l’éco-redevance sur les transports routiers, on ne précise pas de prorata en fonction du taux de CO2, mais j’imagine que la question a été définie en atelier. En matière de protection des forêts, la question de l’alignement des certifications FSC et PEFC est en effet un problème de taille, si on se souvient, notamment, qu’une entreprise comme la Gunns LTD, qui brûle la forêt de Tasmanie au napalm et extermine la faune à l’aide d’un poison neurotoxiques, que cette entreprise avait donc obtenu la certification PEFC (voir le dossier des Amis de la Terre)… Je ne m’attarde pas sur l’attitude irresponsable de la FNSEA, qui veut, s’en remettre à la demande du marché, notamment en matière d’agriculture biologique ! Sur bien des points aussi, la position du MEDEF n’est pas tenable. J’aimerais bien pouvoir m’en remettre à la bonne volonté des particuliers ou des entreprises. L’expérience démontre malheureusement, que seule une réglementation contraignante, dans un cadre démocratique bien entendu, et après un négociation entre les partenaires du Grenelle, que seule cette réglementation permettra de relever le défi environnemental. D’autres l’ont dit bien avant moi: si nous ne nous imposons pas des sacrifices aujourd’hui, les bouleversements environnementaux nous en imposeront de bien plus douloureux demain. La question du nouveau paritarisme, c’est-à-dire des négociations incluant les écologistes au plan légal, est aussi une question très importante. Il est par ailleurs tout aussi essentiel d’indexer la fiscalité des produits et services sur leurs impacts environnementaux. Là encore, je crains que les accords “volontaires” prônés par le MEDEF soient loin d’être suffisants. Une loi NRE contraignante est tout aussi indispensable (c’est-à-dire une loi qui oblige les entreprises à communiquer sur les impacts sanitaires et environnementaux). Nous l’avons obtenu en quelque sorte pour la cigarette, pourquoi en serait-il autrement pour des substances tout aussi dangereuses et polluantes. Un exemple parmi d’autres : depuis plus de dix ans, des scientifiques nous alertent sur l’effet nocif probables du plastique (baisse de fertilité, dérèglement hormonal, etc), mais, le refus total des entreprises de révéler la composition de leur produit freine la recherche… et donc la prévention.
    D’une manière plus générale, si nous obtenons de véritables avancées pendant le Grenelle, et que les mentalités évoluent, va se poser assez rapidement la question d’une modification des modes de vie, notamment une redéfinition de l’espace rural-urbain. Il s’agit là évidemment d’un mouvement de plus long terme, mais sur lequel nous pouvons déjà débattre aujourd’hui : réduction de la distance entre le producteur et le consommateur, entre le salarié et son lieu de travail, etc. Il ne s’agit pas d’en revenir aux petites cités médiévales, repliées sur elles mêmes et d’atomiser la société à l’heure de la mondialisation, mais de réinventer un nouveau mode de vie plus respectueux de l’homme, de l’animal et de leur environnement.

  9. Di Girolamo dit :

    @Laurent Dingli

    Quand tu dis :
    « D’une manière plus générale, si nous obtenons de véritables avancées pendant le Grenelle, et que les mentalités évoluent, va se poser assez rapidement la question d’une modification des modes de vie, notamment une redéfinition de l’espace rural-urbain. Il s’agit là évidemment d’un mouvement de plus long terme, mais sur lequel nous pouvons déjà débattre aujourd’hui : réduction de la distance entre le producteur et le consommateur, entre le salarié et son lieu de travail, etc. Il ne s’agit pas d’en revenir aux petites cités médiévales, repliées sur elles mêmes et d’atomiser la société à l’heure de la mondialisation, mais de réinventer un nouveau mode de vie plus respectueux de l’homme, de l’animal et de leur environnement. »

    Tu te situe sur le plan politique de l’analyse et du projet long terme .Quand je propose la création d’un outil politique de recherche et développement de l’organisation d’une société durable c’est dans cette idée de réorganisation et d’imagination d’une société nouvelle ; et je pense que des diagnostic globaux et sérieux ne pourront que nous conduire dans la direction des modes de changement que tu évoques.

    Quand tu dis (je raccourcis) que les mesures de l’Alliance sont bonnes ; je partage ce point de vue

    Mais

    Avec un gros bémol sur la stratégie des associations qui ne se situent QUE sur ce plan d’un bouquet de mesures négociées dans le court terme de l’urgence. Elles zappent complètement l’aspect politique de vision à long terme et de ce fait les mesures soit gardent toute leur ambivalence et ne font qu’accompagner et en définitive soutenir le système (mesures qui ont un effet économique ou d’image positif), soit elles seront sans cesse éludées, pour celles qui si elles étaient appliquées remettraient vraiment en cause notre fonctionnement ( par Ex le nucléaire, ou un moratoire routes et autoroutes )
    Les assos appuient fort mais n’abordent pas clairement l’aspect prospectif global.
    Tu dis d’ailleurs en préalable :
    « si nous obtenons de véritables avancées pendant le Grenelle, et que les mentalités évoluent, »
    C’est tout à fait dommageable de s’en remettre à des « si » dans un contexte aussi difficile car il y a des certitudes :
    - les avancées seront de l’ordre bouteille à moitié pleine bouteille à moitié vide
    - Les mentalités évoluent mais lentement et dans la confusion et le conflit donc pas forcément dans le bon sens.

    On a besoin de vision clarifiée de la situation et de vraies perspectives d’avenir. Les mesures de l’Alliance n’apportent pas cela : on reste dans le conflictuel, dans les mesures techniques sectorielles d’urgence sans clarification sur le fond
    De ce fait beaucoup ne se reconnaissent pas dans le Grenelle, notamment les alter mondialistes parce que leur problématique n’est même pas abordée.
    Quand tu dis :
    « Il s’agit là évidemment d’un mouvement de plus long terme, mais sur lequel nous pouvons déjà débattre aujourd’hui »
    je rectifie : nous devons en débattre aujourd’hui !
    Si nous ne le faisons pas , et c’est le cas maintenant , nous restons dans la confusion.
    Et je ne vois pas de possibilité d’avancer là-dessus sans un nouvel outil poltique.

  10. terramorsi dit :

    Vos propositions sont molles et decevantes,les ong lachent trop de lest,les ogm le projet FNE est scandaleux,FNE est contre moratoire et acceptation de certain OGM therapeuthique comme le suggere KM dans son interview dans Politis de next week,heureusement un sommet alternatif dce l’ecologie va se tenir fin Octobre avec Attac et plein de gens juste pour vous dire que les vrais ecolos se bougent les fesses et sans moyens,la marche sur Paris le 14 Octobre pour moratoire OGM avec bibi,Bové and cie, et les faucheurs et cheuses dont je suis,la FNSEA et le medef modifient les textes et hop ,les ONG attention a vos adherents qui vont deserter si vous continuez a être si mou,cette mascarade doit ne pas vous clouer au sol et vous devalorisez,KM Borloo et Sarko saven t deja ce qu’il est decidé,voter la loi sur OGM et apres nicht moratoire,allons du nerf ne vois laissez pas seduire par les sirenes du pouvoir,pas de compromis,ou partez,vous ne serez plus credible aux yeux de vos adherents,artchung,ils lacheront pas sur pesticides,necrocarburants etrangement absents de ce grenelle et pourtnat un des sujets les plis importants et lies aux OGM.

  11. jldanneyrolles dit :

    Excellent terramorsi,un bonheur du soir.Un verre de bon vin (non une bouteille!),un coucher de soleil pleins de promesses… J’aime bien le mélange de langue,on dirait un moine éclairé au 14ème siècle (ecco ,le nom de la rose)
    Le président c’est lui maintenant humanbomb HB .Content de revoir Bové.Lis tu GClément? va voir son site Stp. Merci encore pour ta pêche,is not fatality ,in jeder mench ,ein Kustler (J Beuys) ne pas se limiter à militer .C’est maintenant ou jamais,que le spectacle commence,cela démarre avec le ” théatre de l’agriculture” et va finir avec les arts de la rue… On est tous des intermittents de la culture sans ogm et pesticides.Après on verra… bonne soirée l’alliance.

  12. républicain dit :

    l’article parle de la cogestion calamiteuse entre l’état et les lobbies, et prône une démocratie participative…mais
    - si aujourd’hui les politiques se sont fourvoyés ce n’est pas le système qui est en cause, ce sont les politiques eux même et leur vision du monde… quand on est investi d’une mission publique, on se doit d’agir pour l’ensemble des français. A quand de vrais politiciens qui n’ont pas comme amis des industriels ou marchands d’armes ? Existe t’il des personnes capablent de remettre en cause la globalisation qui est le véritable fléau de notre temps ?
    - opposer cogestion politique et démocratie participative ne rime à rien. comment croire que n’importe quel individu peut du jour au lendemain se prétendre être un expert ? et vous oubliez sans doute que la démocratie participative favorise le dialogue des citoyens mais aussi celui des lobbies…que peut bien peser l’avis d’un citoyen (qui n’a guère beaucoup d’idée sur les questions précises, sinon des apprioris) face aux discours préparés des lobbies dans un groupe de travail (agenda 21 par exemple).
    - seuls les politiques véritablement responsables vis à vis des citoyens peuvent changer la donne.

  13. chantegreil dit :

    Je crois avoir lu qu’il est demandé aux internautes d’adresser des courriels d’engagement ecologiques au Grenelle de l’environnement. J’aimerais confirmation et savoir comment proceder.
    Je pense que l’unique solution est d’adopter la decroissance. Certes ce n’est pas facile mais…

  14. slow dit :

    Voici ma conception du développement durable pour le Grenelle

    Les solutions légères : la révolution tranquille ou l’ éloge de la lenteur

    Aujourd’hui, la culture est à la rapidité. Mais dans cette course contre la montre, rien ne survit - notre travail, notre santé, nos relations, à la maison. Nous sommes si pressés que la personne ou la chose qui nous ralentit représente, d’emblée, l’ennemi à abattre. Tout un courant d’opinion met en question ce culte de la vitesse et réaffirme les vertus de la lenteur. Baptisé ” Slow “, il ne prétend nullement qu’il faut tout faire à une allure d’escargot mais souligne que notre qualité de vie passe par un meilleur équilibre entre rapidité et lenteur.

    Slow Food est une association internationale qui s’oppose aux effets dégradants de la culture du fast food qui standardise les goûts ; qui promeut les effets bénéfiques de la consommation délibérée d’une alimentation locale, qui a des programmes d’éducation du goût pour les adultes et les enfants, qui travaille pour la sauvegarde et la promotion d’une conscience publique des traditions culinaires.

    Slow Cities a adopté un manifeste qui comprend 70 recommandations et obligations : mise en valeur du patrimoine bâti existant plutôt que construction de nouveaux bâtiments; volonté de réduire fortement les consommations énergétiques; promotion des technologies « vertes » pour assurer les besoins énergétiques indispensables; diminution des déchets et développement de programmes de recyclage; multiplication des zones piétonnes avec le souci de ne pas en faire des lieux voués au seul commerce….

    Le slow travel est au voyage ce que la grasse matinée est à la semaine. Ce sont les mêmes personnes qui peuvent choisir ou non de prendre le temps de profiter pleinement du présent.
    Le slow travel, c’est une attitude et un comportement c’est :
    Prendre le temps de découvrir un lieu et les gens qui y vivent;
    Avancer en musardant
    Etre curieux et oser se perdre pour découvrir une bonne adresse
    Se laisser surprendre et accepter de changer de chemin
    Revenir au même endroit au cours d’un même séjour

    Le slow design existe parce que notre mode de vie actuelle est basée sur deux notions : la rapidité et le profit. Un objet slow design est un objet qui nous ramène à des notions plus humaines, plus vraies, et qui nous fait réfléchir sur nous même et sur la manière dont nous vivons, la manière dont nous consommons. L’envie de dire stop ! Arrêtons-nous ! Ralentissons le processus et réfléchissons. Regardons d’où nous venons, ce que nous sommes et vers où nous allons. Quels sont nos buts, nos désirs, nos envies, comment pouvons-nous les vivre au quotidien ? Comment pouvons-nous mieux vivre ?

    Mais également :

    Slow Marketing
    Slow Thinking (spiritualité laique)
    SlowUp
    Slow sport
    Slow TV
    Slow school
    Slow money
    Slow work (responsabité sociétale des entreprises)
    Slow media
    Slow medecine (médecines naturelles)
    Slow politique
    Slow game …

    Pour que cela fonctionne, il faut proposer des modes de vie qui ne sacrifient pas au confort de la vie moderne : simplifier, rendre la vie plus efficace et plus agréable, tout en réalisant des économies.

    L’ enjeu de la culture c’est donc le durable : faire que l’ Europe et les pays riches, transmettent à toutes les générations la culture du durable, qui passe par la compréhension des grands équilibres, le rééquilibrage des systèmes et des modes de vie, la sobriété, le respect des autres et de la vie.

    Ainsi en abordant les solutions légères d’une manière positive (et non pas en terme de taxes, bonus, malus, augmentation, diminution ), ludique, et en expérimentant des modes de vie durable cela permettra de réduire notre pression environnementale sans apporter de message moralisateur visant à culpabiliser le consommateur.

    Il est urgent de ralentir, revenons en à l’essentiel ! ! !

    Qu’en pensez-vous ?

  15. Kurt Lesser dit :

    Warning : there’s no win-win in switch to ”low energy” bulbs
    The “low energy” light bulb produces an electro-magnetic field that can have very negative health effects, and may interfere with implants – as these bulbs interfere with reception from radio and television.
    This electro-magnetism is added to the already omnipresent amount of electro-smog – and as with mobile phones, in great proximity to our heads. Studies have shown that anything from headaches and tinnitus to cancers may result.
    A study courtesy of Arca Ibérica and Criirem is attached, in which electromagnetic output of “low energy” bulbs is compared with that of incandescent lightbulbs.
    “Low energy” lightbulbs contain mercury, and there is no guarantee that anyone will deposite them the way batteries ought to be deposited.
    The light-quality of “low energy” bulbs is of a narrow spectrum, and many find it unpleasant to use for reading or work.
    As for saving energy, look around you.
    Many who have purchased these bulbs (at a price) use them very freely, believe themselves so environmentally “friendly” that they permit themselves to purchase other very energy-consuming appliances. Such as large flat-screen television sets.
    And leave the stand-by buttons on all the electronic equipment turned on – where the energy for stand-by, in France, is supposed to require the whole production of one nuclear plant.
    The other day Le Monde stated that the motorcar is responsible for one-third of CO2 emissions. Targetting the motorcar is difficult for politicians – though there’s the assured win-win of getting less pollution and fewer deaths on our roads (9000 children killed in Europe in 2003, according to the WHO) by measures taken against car-use.
    But instead of doing something that would have a considerable effect, politicians choose – the empty gesture: by declaring that the incandescent bulb is doomed, by denying choice, and by doing it with little knowledge or consideration – and with most unpleasant consequences for our health.
    Kurt Lesser
    Friends of the Earth Denmark
    EMF group

  16. huguette dit :

    REVENONS AU CONSOMMATEUR SANS LUI pas d’énergies fossiles sans lui pas d’ogm sans lui pas de traitements des déchets polluants sans lui pas de pollution tout court.Alors repartons de lui demandons lui d’etre responsable de réfléchir 5 minutes sur sa condition humaine sur cette terre qui meurt à cause de la course effreinée à la consommation de tout et de n’importe quoi pourvu que l’on consomme.Je réve et j’imagine qu’un jour prochain enfin, chacun (7 milliards)pourras acceder à la conscience de la TERRE nourricière et donc à la respecter comme une mère

  17. Daniel Lalire dit :

    Notre avenir de terrien résultera d’un combat gigantesque entre ce que les Chinois appellent les forces du mal et les forces du bien. Les forces du mal se cachent derrière un capitalisme aveugle et dévastateur, les forces du bien se cachent derrière l’espoir d’un monde plus juste et respectueux de l’environnement. Si l’on se tourne vers l’aspect historique, le combat remonte à des temps éloignés: Jésus contre les Romains, Mahommet protecteur de son peuple, Lénine s’appuyant sur l’Internationale, Gandi accusant la société moderne, Bush évangélique croyant à la suprématie de l’Amérique. Tous ont partiellement échoué, mais les forces du mal ont été contrées.
    Le combat continue et nous attendons toujours un nouveau prophète.

  18. tarassboulba : Pour une TVA incitative immédiate dit :

    Réservons 10 points de TVA en écot CO2.
    Avec la baisse d’impact CO2, ces points de TVA sont rendu au vendeur(Biens, Services).
    5 points sont liés au produit et 5 au fonctionnement des entreprises.

    Les points de TVA reversés sont fonctions de la réduction de l’impact CO2. (suivant un impact moyen)
    Pour inciter à un effort continue le barème d’impact est réévalué constamment.

    L’ensemble de la filiaire de distribution est alors mobilisée et incitée à la transparence.
    Exemple:
    L’impact négligeable d’un maraicher BIO permet de réduire le prix final de 10%.
    Il peut négocier sa marge, pour investir, pérénniser et améliorer ses moyens de productions.

    Cela profitera aux producteurs et transformateurs respectant l’environnement et soucieux de traçabilité.

    L’acte de vente final est celui sur lequel on peut agir.(perception de la TVA pour l’état)
    Le vendeur a la faculté maximale de choisir ses fournisseurs.
    En contrepartie il est garant et responsable des informations sur l’impact CO2.

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