« Grenello-compatible »
31 octobre 2007 :: Grenello-compatibleOGM : Jean-Louis Borloo confirme que la France prend un moratoire. Maintenant, cessons de poursuivre les militants !
Par Les écolos au Grenelle
Le ministre de l’Écologie confirme là officiellement un engagement pris lors des négociations du Grenelle mais qu’il n’avait jusque là exprimé en ces termes qu’au sein des réunions. En public, il s’était jusqu’à présent contenté de se prononcer en faveur d’un « gel » ou d’une « suspension » des cultures.
« L’Alliance pour la planète se félicite que la France active la clause de sauvegarde, c’est-à-dire prenne un moratoire sur la culture en plein champ du maïs transgénique MON 810, déclare Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France. Il était très important que Jean-Louis Borloo confirme la position du gouvernement de façon formelle, car toute suspension est illégale si elle n’est pas notifiée à l’Union européenne. Nous ne pouvions nous contenter d’engagements verbaux non suivis d’une démarche formelle auprès de l’UE. »
La clause de sauvegarde (art. 23 de la directive 2001/18), que la France va activer est la seule façon de mettre en œuvre un moratoire et d’interdire la culture d’un OGM. D’autres États européens ont déjà pris une telle décision : Autriche, Hongrie, Allemagne, Grèce, etc. La déclaration de Jean-Louis Borloo fait suite au soutien apporté par la France à la clause de sauvegarde autrichienne, lors du Conseil des ministres de l’Environnement du lundi 30 octobre.
« Ce moratoire intervient en France parce que les impacts sanitaires et environnementaux du maïs MON 810 n’ont jamais été correctement évalués, souligne Chantal Jaquet, représentante de Goodplanet. Ce maïs MON 810, autorisé il y a déjà dix ans par une directive jugée depuis notoirement insuffisante, doit être réévalué par l’UE cette année. Voilà une excellente occasion de réformer en profondeur les procédures d’évaluation et d’autorisation des OGM en Europe. »
Ce moratoire, l’une des mesures phares portées par l’Alliance pour la planète depuis la campagne présidentielle et tout au long du Grenelle de l’environnement, était aussi réclamé par l’ensemble du mouvement anti-OGM.
« Nous sommes sidérés de voir qu’au lendemain du Grenelle, José Bové, l’une des figures emblématiques du mouvement, apprend qu’il est convoqué devant le juge d’application des peines pour quatre mois de prison ferme, conclut Guy Kastler, des Amis de la terre. Les associations s’étonnent d’une telle incohérence : d’un côté, la France reconnaît la légitimité du combat anti-OGM et, de l’autre, des militants risquent d’être incarcérés. L’Alliance réclame l’arrêt immédiat des poursuites judiciaires à leur égard. »
Pas de Grenelle de l’environnement sans un Grenelle des entreprises
Par Les écolos au Grenelle
Quatre avocats de l’association Sherpa, Corinne Lepage, Alexandre Faro, William Bourdon et Jean-Pierre Mignard, viennent d’affirmer leur soutien aux deux mesures « responsabilité sociale de l’entreprise » portées par l’Alliance pour la planète dans le cadre du Grenelle de l’environnement. « Il serait illusoire de penser pouvoir répondre aux urgences environnementales sans viser en priorité à éclaircir le cadre d’action des entreprises au niveau national et européen », déclarent-ils.
Les médecins réclament un moratoire sur les incinérateurs de déchets !
Par Les écolos au Grenelle
Hier, l’AFP a publié une dépêche sur la sortie d’un rapport réalisé par des médecins et des scientifiques, qui réclament d’urgence un moratoire sur les incinérateurs de déchets.
“Nous nous félicitons de la sortie de ce rapport, qui souligne l’aberration sanitaire, l’impasse écologique et l’absurdité économique que constitue l’incinération des déchets. C’est une très bonne chose que les médecins se mobilisent et viennent renforcer les demandes portées par l’Alliance dans le cadre de l’intergroupe déchet. Nous espérons que ces experts seront entendus par le gouvernement, d’autant plus que la nécessité d’un moratoire sur les incinérateurs apparaît comme un point de désaccord majeur dans la synthèse de notre intergroupe » explique Florence Courraud du Cnidd.
Afin de soutenir la demande de moratoire et le développement d’une politique déchets moins dangereuse et plus économe avec nos ressources, nous vous invitons à manifester ce samedi 6 octobre à Clermont Ferrand à l’appel du corps médical et avec le soutien du CNIID. Rendez-vous devant le Conseil Général à 14h30 vêtus de blanc.
Pour Nicolas Hulot, la France ne peut « pas passer au forceps » sur le nucléaire !
Par Les écolos au Grenelle
Nicolas Hulot a été plutôt absent durant tout le travail préparatoire du Grenelle, alors que des représentants de sa Fondation participant bien aux réunions des groupes de travail aux côtés de ceux de l’Alliance. Il a repris la parole cette semaine, dans une tribune parue dans le quotidien Le Monde, puis mercredi matin sur l’antenne de France Inter où il n’a pas mâché ses mots sur le nucléaire.
« Dans une démocratie digne de ce nom, sur le nucléaire, on ne peut pas passer au forceps », a déclaré Nicolas Hulot, sur France Inter. « On n’est pas à un an près, et un an, en déléguant aux députés et sénateurs un débat de fond sur l’énergie, je pense que c’est une manière rationnelle de ne pas se traîner ces choix comme un boulet pendant des années », a estimé l’animateur écologiste. « Le nucléaire ne peut pas se faire une virginité environnementale sur le dos de l’effet de serre », a-t-il par ailleurs mis en garde.
Durant la campagne présidentielle, Nicolas Hulot avait déjà rejoint l’Alliance pour la planète dans sa demande d’abrogation du décret publié le 11 avril autorisant la construction de l’EPR à Flamanville (Manche).
Agrocarburants : « une piste à explorer avec prudence » pour le Medad !
Par Les écolos au Grenelle
Les agrocarburants sont « une piste à explorer avec la plus grande prudence », a estimé hier Christian Frémont, directeur de cabinet du ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, lors de rencontres avec les parlementaires. À l’occasion des débats préparatoires au Grenelle de l’environnement, « des ONG se sont élevées contre une généralisation de cette énergie, persuadées, et je pense qu’elles n’ont pas forcément tort », que si on développait les biocarburants « de manière anarchique, ce serait au détriment de la production alimentaire et des forêts », a déclaré M. Frémont.
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Jean-Louis Borloo annonce un « gel » des cultures d’OGM. L’Alliance applaudit et engage le ministre à transformer l’essai.
Par Les écolos au Grenelle
L’Alliance pour la planète félicite le ministre de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables qui reconnaît enfin qu’on ne peut pas contrôler la dissémination des organismes génétiquement modifiés (OGM) dès qu’ils sont cultivés en plein champ.
Dominique Bussereau en faveur d’une taxe sur les poids lourds ?
Par Les écolos au Grenelle
Dans une interview accordée au quotidien Les Échos, le secrétaire d’État chargé des Transports Dominique Bussereau évoque l’idée d’une taxe sur les poids lourds. « Il va en effet probablement falloir venir à l’idée d’une taxe sur l’usage des infrastructures autoroutières et routières, déclare-t-il. Elle pourrait être prélevée sur le réseau autoroutier non concédé, sur le réseau routier national, et peut-être même sur quelques routes départementales, très empruntées par les poids lourds et affichant un trafic tout aussi dense que les routes nationales ». Lire l’intégralité de l’interview sur le site Les Echos
Financement des transports urbains: des élus tirent la sonnette d’alarme
Par Les écolos au Grenelle
PARIS, 12 sept 2007 (avec AFP) - “A l’heure où le développement durable et la lutte contre le changement climatique ont été placés au cœur des priorités du gouvernement, celui-ci ne peut ignorer le rôle majeur des transports collectifs. Aussi, il se doit de rétablir un dispositif de soutien aux actions exemplaires“, soulignent dans un document commun les communautés urbaines, les maires de grandes villes et le groupement des autorités responsables de transport (GART). Le GART chiffre à 10 milliards d’euros sur 10 ans les besoins pour “une politique de déplacement digne de ce nom“.
81 % des Français veulent une réduction de l’utilisation des pesticides
Par Les écolos au Grenelle
François Veillerette, président du MDRGF, le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (www.mdrgf.org), et spécialiste des pesticides
Un sondage Ifop pour TBWA Non Profit publié par Le Journal du Dimanche du 9 septembre 2007 révèle, à quelques jours du Grenelle de l’environnement, que les Français considèrent les pesticides comme une menace très importante. 81 % des personnes interrogées estiment que la limitation de l’utilisation des pesticides dans l’agriculture doit être une priorité. Même pourcentage de sondés favorables à l’incitation des industriels à faire passer de 20 à 50 % la part de matériaux recyclables dans la composition de leurs produits.
